Où l’herbe ploie

Allez par la mer. Sur la mer, halé

Par les vents vers la terre, le vent,

Sans heurt et sans filet, livre à la plage

le ressort de son sable.

Les grains en pfuitt s’en font cavalier seul

Et trottent en galopins

Dans les yeux des enfants

Qui les ouvrent sur leurs rêves.

Aux quatre coins de la prairie

Ils saisiront le mouvement

D’un grain halé qui se dépose

A l’heure légère où l’herbe ploie.

JTF, Paris le 27/03/2016